21 février 2010

La musique du coeur

Ce matin, en ouvrant les yeux, je me suis demandée si mon coeur battait encore. Dans le sens poétique du terme: bat-il encore d'amour pour mon chéri? Est-ce que je suis encore capable d'éprouver des sentiments aussi forts que ceux que je pouvais ressentir au début de notre relation? Je sais bien que les choses changent avec le temps, et que l'amour passion peut se transformer en quelque chose de plus tendre. 
Si je me pose cette question, c'est parce que depuis notre nouvelle vie, je me sens vide. Vide et insensible. Mon coeur ne vibre qu'avec la musique. Je ne ressens ce frisson intérieur qu'en écoutant certaines chansons. C'est dur, cruel, ou tout autre adjectif négatif pouvant s'appliquer ici.

Ce n'est pas normal! Je suis censée être amoureuse, je suis supposée ressentir ce frisson intérieur lorsque je le vois, je suis supposée avoir envie de l'embrasser tout le temps, lui faire plaisir, lui faire de bons petits plats lorsque j'ai le temps, passer du temps avec lui, aménager notre nouvel appart dans une bonne ambiance.
Au lieu de ça, lorsque je rentre à la maison, j'angoisse à l'idée qu'on s'engueule. J'angoisse à l'idée qu'on se prenne la tête pour des broutilles. Des cris, des cris, encore des cris. A chaque cri, je me ferme. Le soir, ça me coupe la faim. Et sentimentalement, je crois que je me ferme aussi. Je referme mon coeur, je me blinde. Ca ne me donne plus envie de devenir tendre, câline ou autre. Dans ces cas-là, je me ferme comme une huître.

Notre vie intime en pâtit, notre vie amoureuse aussi. 
Il faut que je réaprenne à ouvrir mon coeur. A ressentir des frissons autrement qu'avec simplement de la musique.  

20 février 2010

Désordre

Je ne dirai rien sur le déménagement, qui se termine petit à petit, bon gré mal gré.

Simplement, c'est moi qui suis en désordre.

A l'extérieur, tout va bien: j'ai un job que j'adore (un mois déjà que je travaille, le temps passe si vite...), un appartement dans lequel j'aime me réfugier, un chéri qui m'aime... En apparence, tout va bien. Je suis la jeune fille qui sourie, qui à l'air propre sur elle, qui va bien, qui est sérieuse...

A l'intérieur, par contre, c'est la panique. Mes idées s'emmèlent comme une pelote de laine, et non, il ne suffit pas de tirer sur le fil pour que la limpidité revienne. En fait, je me pose beaucoup de questions sur ma vie actuelle. Sur mes choix. Sur mes envies, mes perspectives d'avenir. Est-ce que j'ai fait le bon choix en montant ici? Est-ce que j'ai fait le bon choix en disant oui à sa demande en mariage? Est-ce que je vois ma vie ici, avec lui, dans 10 ans? Est-ce que je suis à la hauteur de ce que je désire? Est-ce que je pourrai concrétiser mes rêves dans cette vie?

En fait, je crois que j'ai un peu perdu les pédales ces derniers temps. J'ai un peu honte de l'avouer, mais je ne peux parler à personne ici, mes meilleures amies sont restées dans le sud. Et je ne sais pas vraiment comment parler de ce pétage de plomb intérieur.
J'ai eu un gros coup de coeur il y a quelques semaines pour quelqu'un au travail (quelqu'un d'absolument inacessible, cela va de soi!). Alors que je ne devrais pas, je suis en couple, fiancée de surcroît! Mais impossible de me raisonner, je n'ai qu'une chose en tête: lui. Il ne doit même pas savoir que j'existe (en dehors de mon rôle professionnel), et moi je rêve de lui. Je pense à lui tout le temps, au travail, dans le métro, en prenant ma douche, en marchant dans la rue... La nuit, je m'invente des scénarios où il m'aurait emmené dîner. 
Et lorsque j'ouvre les yeux, ma conscience reprend le dessus et me dit que je suis folle. Et ma raison en remet une couche en me susurrant que ce n'est pas raisonnable, que ce ne sont que des fantasmes qui doivent le rester. Et je me reprends en me disant que ça suffit, maintenant.

Depuis deux jours, je réfléchis à ce comportement absurde. Je me suis remémorée ma petite vie d'amoureuse, pour m'apercevoir que pathologiquement, j'ai toujours voulu séduire. Les hommes qui croisaient mon chemin. Même si j'étais en couple, il fallait que je plaise à l'individu mâle que je ne connaissais pas, celui que je venais de rencontrer. C'est comme ça que j'ai fichu en l'air pas mal d'histoires, que je suis partie avec le nouveau charmé pour laisser l'ancien amoureux derrière moi, dans les larmes et la colère. Il y a deux ans, j'ai failli craquer pour un jeune homme en question (l'amoureux n'était pas là), mais -heureusement- cela ne s'est pas fait. 

Je me suis rendue compte que depuis notre déménagement, je n'étais plus câline. Je me souviens, au début de notre histoire, la seule chose que je voulais, c'était faire plaisir à mon chéri. Je lui préparai ses petits déjeuners au lit (fleurs, tartines, thé, biscuit, confiture, etc). Je voulais passer tout mon temps avec lui, je me sentais coupable d'aller passer une soirée avec mes copines, bref, une vrai accro. Aujourd'hui, je ne suis plus du tout ça. Je ne l'embrasse même plus simplement par envie. C'est pour dire bonjour, merci et à ce soir. Je ne le prends plus dans mes bras sans raison, comme j'avais l'habitude de le faire. Je ne prend plus autant de plaisir à nos câlins, je me sens... comme vide. 
Certains mots franchissent mes lèvres sans que j'y réfléchisse, les "je t'aime" se faufilent jusqu'à son oreille lorsque je l'appelle pour savoir comment il va. Certains gestes sont là : prendre sa main lorsqu'on se ballade, dormir collée contre lui, poser ma tête sur son torse lorsque je suis fatiguée.

Alors je ne sais plus trop où j'en suis. Est-ce que je me vois vieillir à ses côtés? D'autant plus que les disputes sont toujours monnaie courante, et ont le dont de me refroidir. Alors je ne sais plus. Je me sens vide, en désordre. Je me raccroche à ce que je peux.
Est-ce que je l'aime encore comme au premier jour? Est-ce que je reste par confort ou par amour? (c'est horrible de ne serait-ce que me poser cette question). Est-ce que nous évoluons dans le même sens? Est-ce que?...

Je ne sais plus.

07 février 2010

Télégramme

Les cartons sont vidés. Ouf! On est en pleine période d'organisation, de rangement, de mise en place de notre nouvelle vie.
Je n'ai plus le temps d'aller sur internet, seulement ce matin...
J'ai quand même eu le temps de faire un tour chez le coiffeur hier matin, petit moment de coocooning bien mérité! Des cheveux bouclés, comme j'en rêvais! J'espère simplement qu'ils vont pousser vite, pour avoir une cascade de boucles comme j'en rêve...

Bon, ce n'est pas le tout, mais j'ai encore du rangement à faire! :)

Des bises!!!

17 janvier 2010

Le ciel bleu

Ce matin, lorsque j'ai ouvert les yeux, j'ai vu le ciel bleu au travers des volets. J'ai enfilé une veste, une écharpe, et je suis allée à la boulangerie acheter quelques victuailles pour déjeuner.
J'aime le dimanche. Cette journée offerte, où tout est possible. Une journée ouverte sur un infini de choix possibles. Nos désirs sont là, il ne reste plus qu'à les concrétiser.
J'ai fait mon choix, aujourd'hui sera repos. Un peu studieux, mais étudier bien au chaud sous la couette est plutôt reposant, n'est-ce pas?

Le ciel bleu n'est plus là. Depuis que je suis arrivée sur Paris, le ciel bleu a rarement duré plus que quelques heures, maintenant, le ciel est gris.

J'ai tant de choses à dire, mais les mots me fuient. J'aimerai parler de ce nouveau travail, que j'ai commencé vendredi. Je suis ravie! Un nouvel environnement, une équipe sympa, un endroit interressant, que du bonheur!
J'aimerai dire que je suis heureuse, que mon coeur bat plus fort, ici. Non pas parce que c'est la grande ville, mais plutôt parce que notre vie prend un tournant bienheureux: nous travaillons tous les deux, nous allons vivre dans un joli appartement (il n'est pas exclu que nous nous rapprochions de nos lieux de travail: 1h de trajet me paraît bien long...)

J'aimerai raconter à quel point je ne sens plus cette boule au ventre. Même lors de mon premier jour, je n'avais pas cette angoisse, j'étais calme, j'écoutais, je notais. J'étais bien, je me sentais à ma place. Et ce sentiment ne me quitte pas.

Ca doit être ça de grandir!

07 janvier 2010

Parisienne

Je ne vais pas dire que je suis déjà parisienne, mais ça y est! Depuis le 31 décembre, je vis à Paris. J'ai posé mes valises dans le studio où nous vivrons jusqu'à la fin du mois. J'ai dit au revoir à mes parents le coeur lourd, parce que je les avais jamais quittés, parce que je suis fille unique et qu'ils sont le centre de ma vie!
Ils m'ont accompagné jusqu'au train, et m'ont serré très fort dans leurs bras. Je ne les abandonne pas, je deviens une adulte accomplie, comme me l'a dit mon père.

J'ai retrouvé mon chéri, et nous nous créons déjà des habitudes. J'ai déjà une carte de transport, un plan de Paris dans la poche, et quelques entretiens à mon actif. Je croise les doigts pour que j'obtienne le job de mes rêves!

Tous les matins, je me lève avec vue sur le Sacré Coeur. Ma vie change, je deviens adulte. Je fais mes propres choix, je grandis. J'aime cette sensation que la page blanche est devant moi, et qu'il ne me reste plus qu'à écrire. Laisser ma plume tracer les lignes qui vont me guider à l'avenir.

J'aime ce fourmillement qui règne ici. J'ai commencé une liste des choses que j'ai envie de faire. Elle commence à être très longue!

Je commence à prendre une habitude: empiler les épaisseurs: pulls, gilet, veste, manteau... C'est que je n'ai pas l'habitude du froid! :)


11 décembre 2009

Des larmes, des cris, et toujours des cartons

Il existe des jours où le téléphone ne devrait pas être le seul moyen de communication lorsque près de 700 km nous séparent. 
Il existe des jours où les cris résonnent si forts que mon cœur tremble, que mes joues sont en feu et que je m'effondre.





Je n'ai jamais aimé les "relations longue distance", même si je le rejoins d'ici peu. Tout prend un sens différent lorsque seules nos voix s'élèvent dans ces horribles machines. D'ailleurs, mon portable m'a lâché hier soir, juste après notre dispute (et mes cris plus forts que n'importe lesquels auparavant). Hasard? Coïncidence? En attendant, je me retrouve avec un truc affreux (mais avec des touches... ai-je dit que je déteste les tactiles? je préfère les bons vieux téléphones avec des touches, ou plutôt un joli Blackberry). Vivement que le service réparation me donne des nouvelles...

Ce soir, nous avons discuté, pleuré, échangé plus que nous ne l'avons fait depuis ces dernières semaines. Cela m'a fait du bien, et lui aussi. Je me sens un peu plus légère, un peu moins oppressée. Physiquement j'entends.

J'ai eu le temps de penser. A ce que je souhaite, mes objectifs professionnels, mes envies, mes désirs. Je veux étudier et avoir mon diplôme, travailler, avoir une vie de couple, une vie sociale, tout ça avec du bonheur, de la joie, des sourires, et le moins de coup de blues/fatigue/stress/engueulade possible! 
Je ne demande pas la lune, juste une vie heureuse et épanouie. N'est-ce pas l'envie de tout à chacun?

Ce soir, je vais peut-être faire de jolis rêves, à ranger précieusement dans mon journal...








[Merci MissZen, merci Sanaa d'être passées par là! Je vous fais des bises remplies de soleil et de mon petit accent du sud!]



09 décembre 2009

Changements

Je suis dans les cartons. Il y en a partout, ouverts, vides, pleins... Je ne sais plus où donner de la tête! Je me sens prise comme dans un vertige quand je rentre chez moi le soir. Il me reste 14 jours pour tout finir, Chéri redescend de Paris et rempli le camion loué pour l'occasion. Autant vous dire que le jour de Noël va être chargé! :)

J'ai peur. Toujours cette boule au ventre, cette angoisse de ne pas réussir. Je me fais violence pour ne pas y penser toute la journée (et le fait que j'ai des propositions d'emploi me réjouit et m'aide beaucoup!)

Je me sens coupable de partir. Parce qu'en ce moment, mes grand-mères ne sont pas super en forme, et j'ai l'impression d'abandonner mes parents... Ma grand-mère maternelle est en maison de retraite depuis quelques années. Un Alzheimer diagnostiqué depuis longtemps. Elle ne parle plus, ne réagit plus beaucoup. Cela me fait mal au cœur, et lorsque je la vois, ou que ma mère me raconte ses visites hebdomadaires, je sens une vague de tristesse m'envahir. 
Depuis quelques semaines, c'est ma grand-mère paternelle qui ne va pas bien. Elle perdait légèrement la tête de temps en temps. Rien de bien grave, elle vivait chez elle, ses voisins s'occupaient d'elle pour les petites choses comme les courses, le bois pour la cheminée... La semaine dernière, elle a mis le feu à sa cheminée "parce que les flammes, c'est joli". Elle est perdue, dans sa bulle. Elle a été admise aux urgences, et depuis hier, elle est en maison de repos. Mon père est parti aujourd'hui pour s'occuper des papiers (elle habite à 3h de route d'ici, ce qui ne rend pas les choses faciles).


Je suis un peu perdue...